Manifestation dans les Cévennes pour une indication géographique protégée

 

Cinquante apiculteurs de la Coordination apicole professionnelle des Cévennes ont bloqué mardi la Chambre d'agriculture à Mende, réclamant l'obtention d'une Indication géographique protégée (Igp), a-t-on appris auprès de la Coordination.

Cette inscription à l'Igp pour le miel des Cévennes est actuellement dans l'attente de la signature du ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire. Cette Igp est rejetée localement par la fédération régionale (environ 1.900 apiculteurs et 97.000 ruches) et nationalement par le syndicat national des apiculteurs.

Comme argument en faveur de l'inscription, les membres de la Coordination constatent que le Pélardon (fromage) et la châtaigne bénéficient d'une Igp dans les Cévennes. Pourquoi pas le miel, s'interrogent ces professionnels dont la demande d'inscription remonte à l'an 2000.

Une bataille de plus de 10 ans

« Il y a une volonté d'imposer par la force et contre la majorité des apiculteurs cette Igp », dénoncent de leur côté le président de la fédération régionale, Stéphane Libéri, et celui du syndicat national Henri Clément. A leurs yeux, les tonnages ne justifient pas une Igp, d'autant plus que le miel des Cévennes se vend déjà bien sans.

Sur le fond de cette bagarre sur l'Igp qui dure depuis plus de dix ans, se glisse en filigrane une opposition sur la culture du miel, entre méthodes artisanales et production plus industrielle. Les anti-Igp, qui réunit à la fois professionnels et amateurs, reprochent ainsi à leurs collègues de la Coordination de ne monter les ruches dans les Cévennes qu'un mois dans l'année, soulignent les spécialistes du secteur.

AFP

 

 

 

J'ai trouvé dans Agreste Primeur de mars 2012 un dossier sur

l'apiculture dans le recensement agricole

 

"une apiculture apicole de plus en plus professionnelle"

 

http://agreste.agriculture.gouv.fr/IMG/pdf/primeur282.pdf

 

ou http://agreste.agriculture.gouv.fr

 

 

 

Bonne lecture

 

Mieux que les arracheurs volontaires : l’Amarante  

 

Publié le 18 mai 2009 par Kalisse

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La vedette, l’Amarante réfléchie. De plus en plus de cas de plantes résistantes au RoundUp sont détectées en USA, en Argentine, en Australie depuis le début des années 2000's, dans des champs de coton et de soja OGM.

Après leurs déboires l’Afrique du Sud avec 80 000 hectares de maïs OGM stérile(1), les apprentis-sorciers de Monsanto sont confrontés aux USA à un phénomène qui pourrait ruiner la belle industrie de manière plus radicale que les faucheurs volontaires ou les politiques européens : les plantes résistantes au Round’Up ! En effet, la nature est ainsi faite que tous les êtres vivants s’adaptent en permanence à leur milieu. Il suffit donc d’une mutation génétique pour que l’espèce résistante devienne « super-envahissante ». C’est ce qui ce passe aux USA : la dissémination accélérée de l’Amarante réfléchie dissuade les agriculteurs de planter des semences Monsanto !

Selon Futura Science, 5 000 hectares de culture de soja transgénique ont été abandonnés par les agriculteurs en Géorgie, et 50.000 autres sont gravement menacés par une mauvaise herbe impossible à éliminer, tandis que le phénomène s’étend à d’autres états. La cause : un gène de résistance aux herbicides ayant apparemment fait le grand bond entre la graine qu’il est censé protéger et l’Amarante, une plante à la fois indésirable et envahissant (2)…

On constat de plus en plus de plantes résistantes au glyphosate, la matière active de l’herbicide RoundUp de Monsanto

En 2004, un agriculteur de Macon, au centre de la Géorgie (à l’est des Etats-Unis), applique à ses cultures de soja un traitement herbicide au Roundup, comme il en a l’habitude. Curieusement, il remarque que certaines pousses d’amarantes (amarante réfléchie, ou Amarantus retroflexus L.), une plante parasite, n’en semblent pas incommodées… Pourtant, ce produit est élaboré à partir de glyphosphate, qui est à la fois l’herbicide le plus puissant et le plus utilisé aux Etats-Unis. Depuis, la situation a empiré. Actuellement, et rien qu’en Géorgie, 50.000 hectares sont atteints et nombre d’agriculteurs ont été contraints d’arracher leurs mauvaises herbes à la main… quand c’est possible, considérant l’étendue des cultures. A l’épicentre du phénomène, 5.000 hectares ont été tout simplement abandonnés.

L’amarante vous salue bien…

En attendant, l’amarante « mutante » se porte bien et prolifère. Chaque plante produit en moyenne 12.000 graines par an, et celles-ci peuvent rester en état de vie suspendue de 20 à 30 années avant de germer lorsque les conditions lui sont favorables. Profondément enracinées, elles sont très difficiles à arracher, comme le constatent de nombreux agriculteurs, non seulement en Géorgie mais aussi en Caroline du Sud, en Caroline du Nord, en Arkansas, au Tennessee et au Missouri, contraints de passer au désherbage manuel… ou de baisser les bras.

Source : « OGM : la menace des « super mauvaises herbes » s’amplifie »,

Jean Etienne, Futura Science le 24 Avril 2009

 

Voir dans " le marché aux nouvelles "

 

  • "une apiculture apicole de plus en plus professionnelle" 

 

 

Actualisé le 14 mai 2012 

 

 

 

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